Dans le livre
« Rue Ordener, rue Labat » par Sarah Kofman, il s’agit d’une petite
fille qui essaie d’éviter la déportation pendant la Deuxième Guerre Mondiale.
Malgré l’intrigue principale, il s’agit aussi d’un conflit des émotions dans
Sarah vers ses deux mères, la vraie et mémé. Sa vraie mère, qui a besoin de
fuir continûment, devient possessive et violente en pensant que sa fille aime
plus une autre « mère ». Ce changement de caractère de la mère met en
route une évolution d’émotions dans Sarah. Pendant la durée du roman, on peut
suivre les transitions de Sarah et noter les réactions de la mère biologique.
De même façon, on peut voir comment mémé change en compétition avec la vraie
mère.
Au début du roman, Sarah ne peut pas
se passer de sa mère. Ses instincts lui disent d’avoir besoin d’une mère pour
la protéger. « Le vrai danger : d’être séparée de ma mère. » (p. 33).
Son père vient d’être raflé, elle vient de déménager à l’endroit étrange, et
elle a peur. Il n’y a pas beaucoup qui peut l’aider, sauf l’école et des
livres. « L’école était le seul endroit où je me sentais ‘bien’, où j’arrivais un peu a supporter la séparation
d’avec ma mère. » (p. 30). Ce n’est pas difficile à voir comment Sarah a
besoin de l’amour et de la constance de sa mère. Sarah nous raconte des
histoires de son enfance où elle était trop inquiète à rester seule quand sa
mère devait bouger. “Je la suivais jusqu’aux toilettes, et elle était
contrainte de jouer et de se baigner avec les ‘petites’ parce qu’il lui fallait
rester avec moi. » (p. 33). Donc, quand elle doit se séparer de sa mère,
elle tente de trouver les moyens pour la regagner. « Je passais mon temps
à pleurer et refusais de manger, particulièrement la viande de porc qui m’avait
toujours été interdite. Ce refus qui prenait le prétexte de l’obéissance à la
loi paternelle devait aussi, sans que ce soit tout à fait conscient, me servir
de moyen pour retourner à la maison, auprès de ma mère. » (p. 30). Elle
est parvenue à rentrer chez elle, mais cette obsession avec l’amour de sa mère
se détériore pendant la Seconde Grande Guerre.
Les premiers conflits
entre Sarah et sa mère proviennent de ce besoin de Sarah de rester toujours
avec sa mère. Par exemple, quand sa mère veut la laisser à la rue Lamarck,
Sarah commence à hurler, pleurer, et crier – une contradiction entre ce que la
mère veut et ce que Sarah la laisse faire. Après tout, Sarah a raison, car il y
a une rafle le lendemain et tous les enfants à la rue Lamarck sont déportés.
« Ma mère cria un miracle et décida de me garder désormais avec elle, quoi
qu’il arrivât. » (p. 38). Maintenant, la mère a aussi un besoin
sentimental : elle pense que Sarah sera déporter si elle n’est pas là pour
la protéger. Similairement, le corps de Sarah se bat contre la séparation en
utilisant les conséquences physiques. Lors que Sarah est au moment où sa
mère doit partir, elle vomit. Elle raconte plusieurs fois quand elle devient
malade en pensant à rester seule. « Je vomis tout le long du
chemin. » (p. 40). Tous ses sentiments que Sarah épreuve sera réciproqués
par sa mère quand ses droits maternelles seront menacés par mémé.
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