Les uns s’étonnent alors que les autres s’insurgent, certains dénoncent une instrumentalisation politique pendant que les autres refusent l’ingérence du gouvernement dans la progression pédagogique.
Quel acharnement, quelle cacophonie, quelle indécence !
En réalité ce qui gêne un certain nombre d’enseignants et d’intellectuels, c’est de dire à nos enfants, qu’ils peuvent être fiers d’être Français sans être xénophobe, qu’ils peuvent avoir la fibre patriotique sans pour autant devenir des nationalistes acharnés ou encore de dire que la France reconnaît ses erreurs, mais ne renie pas son histoire, sa splendeur et son rayonnement culturel à travers le monde.
Si la France ne peut certes se poser en victime, elle ne peut accepter d’être caricaturée en empire colonialiste, tortionnaire et esclavagiste de façon systématique et indéfinis.
Cela fait près de 30 ans que l’éducation nationale par l’intermédiaire de ses enseignants, oblige les enfants de France à croire qu’ils sont responsables des erreurs de leurs aïeux.
En vérité je vous le dis, c’est un anathème… Les Français doivent s’insurger contre une telle démagogie car elle est par nature dangereuse et honteuse, à long terme, elle ne peut être que le vecteur de sentiments haineux et racistes.
Nos historiens et nos enseignants devraient se rappeler la bataille des sans culottes à Valmy en 1792 ou celle des poilus de Verdun en 1914. La France peut se montrer extrêmement belliqueuse, avec ou sans généraux quand elle se sait acculée.
La France ne doit pas, la France ne peut pas refuser l’idée d’enseigner à ses enfants sa grandeur ou sa gloire, ses manquements ou ses débordements, son héroïsme ou sa lâcheté, son courage ou ses peurs, ses victoires ou ses défaites.
L’histoire de France est ainsi faite, telle une rivière, elle poursuit son chemin à travers le temps, transportant sur ses flots, les bateaux de la mémoire collective, en partance pour les générations futures.
Philippe Brice